Compagnie MéMé BaNjO

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MéMé BaNjO

" L'histoire de la Compagnie MéMé BaNjO commence en 1992, quand Lionel Hoche décide de se consacrer entièrement à la recherche de son propre vocabulaire chorégraphique. Attaché à une écriture fine et vigoureuse, il signe alors Prière de tenir la main courante présentée au Festival International de Danse de Cannes.
Une trajectoire qui reflète le désir de l'artiste de rester fidèle à sa passion pour le corps dansant, à son architecture et à celle du vivant dans sa dimension sociologique.
L'humain et son environnement sont depuis toujours au coeur des projets que développe la compagnie. Intérieur et extérieur y forment un tout interactif et riche. Ce va-et-vient alimente constamment l'observation des rapports humains, du singulier au pluriel, de l'individu au groupe. Au-delà du traitement chorégraphique, Lionel Hoche intègre aussi son travail dans une recherche plastique et scénographique. Cet ensemble de préoccupations résonne sur tout le processus de création.
Si son langage est très écrit, structuré, précis, il reste néanmoins très libre par l'autonomie qu'il laisse aux interprètes. C'est une histoire humaine et artistique qui anime l'esprit de la Compagnie MéMé BaNjO. Et l'alchimie opère. Chaque nouvelle création est l'occasion de collaborations artistiques fructueuses que ce soit au plan musical ou plastique. Curieux et audacieux, le chorégraphe insuffle ses qualités humaines à sa créativité, donnant à sa compagnie vivacité et générosité. " GALLIA VALETTE-PILENKO



Association MéMé BaNjO
42, rue de Maubeuge
75009 Paris
France
Mobile : +33 (0)6 84 73 82 90
e-mail - admin@lionelhoche.com

Agnès Izrine à propos de Lionel Hoche

Lionel Hoche est un homme de vocabulaire, chorégraphique s'entend. De par son parcours, qui commence par l'Opéra de Paris avant de finir chez Daniel Larrieu avec un détour par Jiri Kylian, il accumule des savoir- faire et des techniques fort différentes dont il tirera une gestuelle très personnelle.
Chorégraphe depuis 1988, il approfondit son écriture, à la fois fine et vigoureuse et crée sa compagnie MéMé BaNjO en 1992. Ses interprètes sont aussi disparates que passionnants : on y verra passer pêle-mêle les chorégraphes contemporains Alain Buffard, Cécile Proust, Alvaro Morell ou Cyrill Davy, Christophe Wavelet, devenu depuis journaliste et théoricien, et des danseurs classiques d'un niveau remarquable.
Ses chorégraphies sont d'un périlleux équilibre : du "contact-improvisation" qui se glisse dans les pas les plus académiques, du contemporain qui vient pervertir l'implacable beauté d'un ensemble tiré au cordeau, et une torsion du geste qui induit une sorte de courbure de l'espace et n'appartient qu'à lui. Profondément humanistes, ses pièces recèlent une forme d'humour fait d'ironie affectueuse pour ses congénères. Ce qu'il cherche, de chorégraphie en chorégraphie, pourrait s'appeler grandeur et décadence du danseur. En effet, sa gestuelle n'est pas exempte d'une grandeur toute classique ni d'une animalité assez sauvage qui vient heureusement dévoyer des mouvements extrêmement mesurés, sinon calculés. Parfois, la chorégraphie a des langueurs de sérail : lignes sinueuses, méandres de bras aux arrondis sensuels, cambrés suggestifs... Parfois, la dureté et la rigueur d'une géométrie inexorable qui aligne des pas d'un austère éclat.
Ainsi, au coeur d'une même oeuvre Lionel Hoche fait entrapercevoir simultanément une vision d'un corps glorieux et triomphant qui soudain périclite et laisse découvrir une humanité organique et harassée, voire d'un érotisme troublant. En ce sens, il a su inventer un vrai renouveau du vocabulaire classique en prenant des chemins de traverse plutôt inattendus. C'est probablement pourquoi nombre de ballets s'assurent la collaboration de ce chorégraphe auquel l'importance d'une grande compagnie ne fait pas peur, au point que Daniel Larrieu le choisira comme assistant pour travailler à l'Opéra de Paris, avant qu'il ne se lance lui-même dans l'aventure en y créant Yamm. Il sait composer des danses de groupes énergiques et fluides, d'une symétrie subtilement falsifiée, et de brillants solos à l'élégance typiquement française mettant en valeur les qualités d'interprètes de haut niveau.
Par ailleurs, Lionel Hoche a su s'assurer de palpitantes collaborations scénographiques et musicales, d'une grande liberté de ton. Son regard aigu, très au fait des avant-gardes picturales lui permettent de choisir avec discernement des peintres de talent. Ces oeuvres plastiques apportent à ses pièces un cachet très graphique, transformant le fait chorégraphique en une sorte de mobile animé particulièrement attractif. Quant à la musique, l'éclectisme de ses choix qui peuvent allier à la techno le désuet d'une valse un peu désaccordée, son goût pour des instruments étranges ou inusités donnent à toutes ses chorégraphies une saveur douce amère qui perturbe aimablement la perception d'un public qui finit par ne plus savoir... sur quel pied danser !

© Agnès Izrine
compagnie
MéMé BaNjO

représentations

M.M.O

Du 12 au 15 mars 2019 | le 12 à 14h30 | le 13 à 9h45 et 18h30 | le 14 à 9h45 et 14h30 | le 15 à 9h45 et 14h30
Théâtre du Vellein - Villefontaine
Les 7 et 8 avril 2019 | le 7 à 15h | le 8 à 10h
Biennale RVBn - Bron
Les 15 et 16 avril 2019 | le 15 à 10h30 et 15h30 | le 16 à 10h30
Cournon d'Auvergne
Les 28 et 29 avril 2019 | le 28 à 16 h | le 29 à 10h et 14h
Stereolux - Nantes

L'histoire du soldat

21 mai 2019 | 14h30 et 20h30
Théâtre Brétigny

Partenaires

La compagnie MéMé BaNjO -  Lionel Hoche reçoit le soutien de la Direction régionale des affaires culturelles d'Ile-de-France - Ministère de la Culture et de la Communication, et de la Région Ile-de-France.
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